L’accès à la santé : Un droit humain

Le droit à la santé et à la Sécurité sociale est universel sont reconnus universellement.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme accorde une importance capitale à la santé. Elle stipule que « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciale. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors du mariage, jouissent de la même protection sociale[1] ».

Cette Déclaration est ratifiée par le Sénégal.

Toujours au plan international, les chefs d’État africains et leurs partenaires au développement reconnaissent que « malgré les progrès remarquables accomplis dans l’amélioration de la santé et du bien-être de la population ces dernières années, des inégalités en matière d’accès aux soins de santé persistent ». Ils ont donc formulé les Objectifs de Développement Durable (ODD) à atteindre d’ici à 2030. (http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/health/).

Parmi ceux-ci, l’ODD n°3 visant à permettre à tous « de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge ».

De manière plus spécifique l’ODD n° 3 vise à « faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable »

Tous ces engagements internationaux sur la santé comme un droit humain trouvent leur consécration dans la Constitution du Sénégal.   Elle dispose en son article 36 que « chacun a droit à la santé et à l’accès aux services de santé de l’Etat. L’Etat et les collectivités locales publiques sont tenus de promouvoir la santé publique et de veiller à un accès équitable aux soins[2]».

Ces déclarations font également de la protection sociale un secteur clé dans toute stratégie de réduction de la pauvreté et de la vulnérabilité.

La mise en place de la Couverture Maladie Universelle (CMU) au Sénégal constitue une réponse à ces déclarations et engagements du pays en vue de permettre aux citoyens de jouir du droit à la santé et de mettre en place un mécanisme facilitant aux populations l’accès aux soins de santé.

[1]Article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, 1948. (http://www.ohchr.org/EN/UDHR/Documents/UDHR_Translations/frn.pdf).

[2]Article 36 de la Nouvelle Constitution du Sénégal, 2014. (http://www.seneplus.com/article/la-nouvelle-constitution-du-s%C3%A9n%C3%A9gal).

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